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Timothé Girard, 1,670 km for dessiner un mémoire de fin d’étude

La efficiency quantitative n’impressionnera pas les spécialistes de longue distance. Ce qu’il faut comprendre autrement that as a clin d’oeil à l’ultra-cyclisme, the “social cause” who sees the web page Instagram : the qualification of « arch-cyclist » n’est pas destiné à faire valoir son niveau athlétique : c’est à sa qualité d’architecte qu’il en réfère.

reward of the lens

De façon étonnante, c’est pour donner corps à son mémoire de fin d’études que Timothé Girard, étudiant en structure, a entrepris de voyager à vélo – ce qu’il n’avait jamais fait jusqu’alors. In impact, the champion of structure just isn’t restricted to the stricte development du bati, and encompasses extra largely a mirrored image on the façon d’investir et d’habiter un lieu. Même si nous l’oublions, le nomadisme est aussi une façon d’habiter le monde. « Je ne voulais pas que mon mémoire réduise à la validation du diploma, mais qu’il soit une sorte de transition vers la vie future, explain-t-il. I additionally want to inscribe myself within the custom of the Grand Tour, within the voyage of aristocratic training tant practiced within the XVIII and XIXe siècle. »

C’est sous les auspices de Lord Byron ou de Goethe qu’il a enfourché son vélo, sans vacation spot précise, et se guidant sans GPS, au moyen de bonnes vielles cartes IGN. I used to be additionally influenced by the works of the anthropologist Marc Augé, selon qui il nous faut réapprendre à voyager pour n’être pas « the idiots du voyage »ou ceux de l’architecte globe-trotter Bernard Gachet et ses « Regards Dessinés sur le Monde. »

Les oeuvres de Girard, pupil of structure. (Atlas du cycle)

Le déplacement à vélo détermine are propre panorama, completely different from celui qui s’offre au marcheur ou, à plus forte raison, à l’automobiliste. Girard quant à lui, y voit un éloge de la lenteur. Il est parti avec son carnet de dessin, ses crayons et ses pinceaux, pour documenter son voyage d’illustrations à l’encre et à l’aquarelle, dressant un « Abécédaire du voyage à vélo », partage between representations of sails and scenes of life or landscapes. The premieres are singular “portraits” de vélos d’artisan, sous l’affect des dessins methods de Daniel Rebour, mais toujours effectués à predominant levée.

Le dessin, une pratique du regard

An oeuvre comme le dessin concrétise le sens d’une démarche qui n’assimile pas la lenseur à la nonchalance, mais à l’consideration. Contrairement à la photographie, au moins telle qu’elle est pratiquée au smartphone, le desin supposed de s’arrêter vraiment. Alors that the phone interposes between the topic and the atmosphere, the dessin supposed une incorporation. Cela marks the distinction between a imaginative and prescient passive and the pratique d’un regard tour à tour scrutateur et méditatif, mais toujours actif.

Sur le bord du chemin, le jeune étudiant dessine d’abord au crayon. Puis dans un deuxième temps, à l’étape, il ajoute hachures et pointillés pour ombrer, ou il met en couleurs, pour restituer une ambiance encore fraîche à sa mémoire de él. Ces moments are additionally ceux où s’ouvrent les portes. Within the previous café within the village of Chanaleilles, in Haute-Loire, on se presse autour de lui, qui, arrivé empoussiéré, achève ses aquarelles paysagères. « Il y avait là des gens de tous âges, agriculteurs et ouvriers, declare-t-il. Les dessins nous ont fait un sujet de dialogue spontaneous. La soirée a débuté comme ça et s’est poursuivie tard, qui a débouché sur une proposition spontaneous de m’héberger. »

Le dessin capte l'instant présent.  (Atlas du cycle)

Le dessin capte l’instantaneous présent. (Atlas du cycle)

Ainsi at-il croqué quelques-unes de ces rencontres de fortune, et laissé derrière lui en guise de remerciement – ou posté après-coup – quelques feuilles de ce carnet de voyage dessiné. « Voyager à vélo c’est aussi mettre en place de demander sans avoir d’autre trepartie à offerrir que sa easy présence, say le jeune voyageur. Demander ce n’est pas s’abaisser. Or, dans une société où l’échange purement symbolique n’a plus de place, on ne sait plus faire. »

Girard a suivi son chemin au jour le jour, au gré d’étapes très inégales. « The longest stretch is 170 km, and the longest… round 5! Quelqu’un que j’avais manqué m’avertissait par message de son arrivée de él dans la soirée: je venais juste de partir et j’ai rebroussé chemin. J’ai passé toute la journée sur la place du village, à regarder vivre les gens. C’était comme la journée de repos du Tour de France. » Le dessinateur n’a donc tracé que, rétrospectivement, les contours d’un périple entrepris sans modèle.

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